Sauvegarde et restauration d’un vCenter 6.5

Par défaut

Je voudrais vous présenter une « nouvelle » fonctionnalité disponible dans les appliances VMware vCenter VCSA 6.5. Il est maintenant possible de sauvegarder votre vCenter ou PSC et d’exporter ces données vers un stockage externe, et tout ça directement depuis l’interface de management (VAMI).

Alors, sauvegarder c’est bien, mais pouvoir restaurer, c’est encore mieux ! La procédure de restauration nécessitera de déployer un nouveau vCenter « vide » puis de restaurer les données. Rassurez-vous, VMware a fait l’effort de simplifier cette opération en l’intégrant directement dans l’interface de déploiement d’un vCenter.

Prérequis

Les prérequis sont plutôt réduits. Vous devez disposer de :

  • Un compte utilisateur pour accéder à l’interface VAMI
  • Un stockage externe accessible via les protocoles FTP, FTPS, HTTP, HTTPS ou bien SCP
  • Un compte utilisateur ayant des droits en lecture / écriture sur ce stockage
  • L’image ISO qui a servi à installer le vCenter / PSC (nécessaire pour restaurer)

Sauvegarde manuelle

  1. Connectez-vous à l’interface de management de votre vCenter ou PSC

Cette interface est accessible avec un navigateur web en précisant l’IP ou le FQDN et le port 5480 (ex: https//monvcenter.example.com:5480)

  1. Sur la page d’accueil, cliquez sur Backup
  2. Sélectionnez un protocol de transfert et renseignez les informations nécessaires (user, mot de passe etc…), puis cliquez sur Next

 

Vous pouvez si vous le souhaitez chiffrer vos sauvegardes. Dans ce cas, pensez à conserver le mot de passe sans quoi la restauration sera impossible…

  1. Choisissez si vous voulez sauvegarder en plus des données de base, les statistiques, événements, alarmes et tâches. Cliquez sur Next

5. Vérifiez que les informations sont correctes puis cliquez sur Next

Si tout se passe normalement, la sauvegarde va se terminer au bout de quelque temps, et les fichiers de sauvegarde seront disponibles à l’emplacement spécifié.

Sauvegarde automatisée

Vous aurez peut-être remarqué que l’interface web ne propose pas de moyen de planifier les sauvegardes, c’est regrettable mais comme moyen de contournement on peut utiliser les API qui permettent avec quelques lignes de code de compenser ce manque. Brian Graf (@vBrianGraf) nous a mâché le travail en développant un module Powershell et en rédigeant un article détaillant son fonctionnement. Il ne vous reste plus qu’à configurer une tache planifié pour exécuter ce script et le tour est joué !

Restauration

Maintenant que nous avons réussi à sauvegarder notre vCenter, voyant comment le restaurer. Rien de bien compliqué… Comme indiqué dans l’introduction, nous allons utiliser l’outil de déploiement d’un vCenter (présent sur l’image ISO d’installation) et suivre pas à pas les instructions. Il est à noter que certains paramètres peuvent-êtres modifiés lors de la restauration, vous pouvez par exemple sélectionner une taille d’appliance plus grande (mais pas plus petite), vous pouvez aussi changer l’IP (n’oubliez pas de mettre à jour votre DNS dans ce cas).

  1. Exécutez l’outil d’installation et sélectionner Restore

2. Dans la fenêtre Enter Backup Details, fournissez les informations nécessaires pour accéder aux données sauvegardées

3. Dans les fenêtres suivantes, fournir les informations nécessaires à la création d’un nouveau vCenter

4. Allez prendre un café le temps que dure la restauration…

A la fin de la procédure, vous pourrez de nouveau accéder à votre vCenter / PSC.

L’outil parfait pour sauvegarder mon vCenter ?

Est-ce que cette nouvelle fonctionnalité va remplacer les outils classiques pour sauvegarder votre vCenter ? Clairement non, l’impossibilité de planifier simplement les jobs et le fait de devoir posséder une image ISO d’installation d’un vCenter pour restaurer sont des limitations qui peuvent rebuter.

Par contre je me souviens d’un temps pas si lointain ou des bugs CBT faisaient que la restauration des VM n’était pas garantie, dans ce contexte, posséder un deuxième moyen de sauvegarde prend plus de sens… A vous de voir !

Erwan Quélin est depuis 6 ans Ingénieur Systèmes chez Cheops Technology. Ses interventions sont multiples et auprès de clients très diversifiés dans la région Ouest. Spécialisé dans la virtualisation autour des produits VMware et dans le stockage autour des gammes VNX, Unity et VPLEX de Dell EMC, Erwan est certifié VMware Certified Professional – Datacenter virtualization 4, 5 et 6 ainsi que EMC Implementation Engineer – VNX et Unity et vient d’intégrer les programmes VMware vExpert et Dell EMC Elect pour l’année 2017.

Lorsqu’il lui reste un peu de temps libre, Erwan développe des projets open sources ayant pour sujet principal l’automatisation d’infrastructures.

Pour suivre Erwan et pour plus d’informations sur son parcours et ses compétences :

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PRA : jusqu’ici, tout va bien?

Par défaut

Je reprends un post que j’ai publié sur le blog aucoeurdesinfras le 27 janvier 2015.

Jusqu’ici, tout va bien, pensez-vous.

« C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.
Mais l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »

Hubert Koundé, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz

Vos affaires roulent, votre entreprise avance à grands pas et vous n’avez pas vraiment l’esprit à penser « catastrophe ».
D’autant que, comme tant d’autres entreprises, vous y avez déjà pensé avant, et vous avez mis en place un plan d’urgence.

DisasterRecovery_Benchmark_survey_2014Euh, vraiment ? Le rapport annuel DRbenchmark.org publié en 2014 a jeté un pavé dans la mare.
« Mauvaise nouvelle » annonce-t-il, « près de 3 compagnies sur 4 sont en danger, à défaut d’avoir bien réfléchi leur plan de reprise d’activité ».
Dans cette étude, près de 60 % des répondants n’ont en effet pas de plan de reprise d’activité documenté, et 40 % admettent que leur plan existant n’est pas très utile.
Plus de 65 % ne passent pas avec succès leurs propres tests, et sont incapables de produire un reporting détaillé en phase avec leurs besoins internes ou légaux. Ouch !

Télécharger le rapport DRBenchmark 2014.

Un constat que nous faisons nous-même sur le terrain : le strict minimum est là, avec un « pourvu que ça passe !» comme leitmotiv. A tort, bien évidemment.
Il ne s’agit plus de mettre en place un plan de reprise et de croiser les doigts ensuite, mais bel et bien de garantir un niveau de service acceptable en toute situation, et tout le temps.

Consultez le livre blanc de NetIQ : 5 choses à savoir pour préparer votre plan de reprise d’activité après sinistre

Un cruel manque de préparation

Evident ? Pourquoi, alors que le sujet du PRA n’est pas nouveau, en est-on encore là en 2015 ?
Parce que les entreprises font toujours face à un cruel manque de préparation, de documentation, de définition des métriques clés (RTO/RPO) et de mise en place de processus.RTO-RPO-myvmworld
Ce travail approfondi, en somme, est nécessaire pour déterminer si l’entreprise peut survivre à une catastrophe majeure, ou survivre avec un minimum de dommages financiers ou de réputation.
La plupart du temps, cette préparation relève de la science inexacte, et fait peur aux entreprises. Mettre en œuvre un PRA est une chose, le faire fonctionner efficacement dans le monde réel en est une autre !

La virtualisation simplifie les choses

Pas de panique pourtant. Les meilleures pratiques, que nous mettons en œuvre au quotidien, et les technologies ad-hoc existent, et permettent de mettre en place une foultitude de tests en amont et à tous les niveaux, que ce soit pour les applications, le réseau et les données. hyperviseur
Des tests qui permettent de vérifier sa capacité à restaurer un environnement système, sa capacité à vérifier que la totalité des environnements étaient bien pris en charge, la capacité de savoir sauvegarder mais surtout de pouvoir TOUT restaurer. Véritable star de ces tests, la virtualisation permet aujourd’hui d’envisager des tests PRA très fréquents, à moindre frais et sans impact sur la production.
Non seulement elle élimine les problèmes associés à une restauration des environnements système sans système d’exploitation, mais il n’y a plus besoin de s’inquiéter de la compatibilité du matériel ou à passer par plusieurs étapes pour que votre serveur de test soit opérationnel. Cette gestion simplifiée permet aussi de sélectionner facilement les machines virtuelles que l’on veut tester, d’en créer des copies puis de les exécuter.

Source de l’article : Aucoeurdesinfras.fr

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Sauvegarde de VMs : 5 conseils pour ne pas se tromper

Par défaut

Je reprends un post que j’ai publié sur le blog aucoeurdesinfras le 30 juin 2014.

Les machines virtuelles, c’est comme votre maison lorsque vous partez en vacances : il faut penser à les sécuriser. Je ne vous apprends rien ? Des études montrent pourtant que ce n’est pas toujours le cas : les VMs sont en général encore bien moins sauvegardées que les machines physiques. Or aujourd’hui, 80 % des charges de travail tournent dans des machines virtuelles.

Qu’est-ce qui explique cette négligence ?

La virtualisation est souvent implémentée très vite chez le client et la sauvegarde n’est pas une priorité, c’est même trop souvent le dernier maillon de la chaine. La plupart du temps, l’entreprise imagine que les solutions de sauvegarde mises en place pour leurs serveurs physiques vont parfaitement remplir le rôle. Or, on le sait, les machines virtuelles nécessitent une protection spécifique.

Autre raison, la sauvegarde et la restauration de systèmes virtuels peuvent s’avérer complexes et frustrantes. Déjà parce que la virtualisation et la sauvegarde sont le plus souvent gérées par des équipes différentes et qu’il faut qu’elles se coordonnent. Aussi parce que les outils choisis sont contraignants ou peu faciles d’utilisation. Les datacenters actuels sont généralement construits autour de silos, de systèmes, de serveurs, de stockage, de technologies de sauvegarde et réseaux. Ces architectures entravent alors la flexibilité et la capacité des IT à réagir rapidement face aux exigences des métiers, et de respecter les SLA sur les applications et les services souscrits par le métier auprès de leur département informatique, qui devient de plus en plus un fournisseur de services pour tous les métiers de l’entreprise.

En cinq ans, les méthodes ont changé : fini les sauvegardes journalières qui requièrent des agents, traitant chaque VM une à une comme un serveur physique et rendant la sauvegarde cauchemardesque. Aujourd’hui, les solutions permettent à la fois d’augmenter la performance et l’efficacité des sauvegardes et des restaurations, et de réduire le coût global des opérations.

5 conseils pour choisir le bon outil

1-Vérifiez que votre solution est simple. Sauvegarder une machine virtuelle ne doit pas être complexe. L’outil choisi doit savoir capturer en intégralité et en une seule étape le système. Les procédures d’installation et de configuration ne doivent pas non plus nécessiter d’apprentissage ou presque. L’interface doit être simple, et accessible depuis n’importe quel terminal, y compris mobile. C’est peut-être une évidence, mais ce n’est pas le cas de tous les outils.

2-Vérifiez que l’outil sache tout capturer. L’outil choisi doit savoir capturer en intégralité et en une seule étape le système complet. Certains ne savent que capturer les VMs mais pas ce qu’il y est à l’intérieur.

3-Les restaurations doivent être rapides. Assurez-vous que la restauration de vos VMs est quasi instantanée et granulaire, c’est à dire qu’elle permet de restaurer aussi bien des fichiers, des données d’application, une machine virtuelle entière ou des environnements VMware esxi complets. Assurez-vous aussi que toutes les migrations serveur physique-serveur virtuel (P2V/V2V) soient possible et que toutes les destinations de restauration, y compris vers un hyperviseur différent soit pris en charge.

4- Technos à jour. Vérifiez que l’outil intègre et prend en charge les dernières fonctionnalités de sauvegarde et de restauration comme VADP (VMware vStorage APIs for DataProtection), ou CBT (Change Blcok Tracking) qui permet d’éviter que tout soit sauvegardé à chaque fois, mais plutôt de manière incrémentale. La déduplication doit aussi être intégrée, normalement la plupart des outils la proposent.

5- Comparer le ROI. Le coût associé aux sauvegardes doit être évalué en fonction de métriques précises, et comparé au coût global : les licences (coûts au socket, capacité de stockage ?), les ratios de déduplication (différents selon les méthodes et les technologies) et coûts de gestion (familiarité avec le produit, équipes en place etc…) Le manque de cohérence entre les offres rend les comparaisons difficiles, mais un bon accompagnement peut vous permettre d’y voir plus clair.

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