L’admin de demain ! [ Introduction ]

Par défaut

Cela n’aura échappé à personne mais nous vivons une époque de profonds changements dans notre métier. De nombreuses nouvelles technologies venant bousculer nos habitudes d’Administrateur Datacenter ou étant sur le point de le faire. J’avais envie de partager avec vous ma réflexion sur le sujet.

Je me rappelle régulièrement cette phrase lorsque que j’effectue une étude technique : « Nous faisons partie du système considéré ». Il est donc aussi évident de se poser la question des impacts de ce nouveau système sur les hommes et les femmes qui le design, l’administrent et l’exploitent.

Je vais dans ce premier article introduire les différents sujets que je traiterais dans le détail sur ce blog dans les mois à venir. Evidemment, certains d’entre vous sont déjà familiarisés avec ces sujets et penserons que nous enfonçons gaiement des portes ouvertes, et c’est tant mieux ! N’hésitez pas à participer aux discussions, décrire vos retours d’expériences car nous allons ensemble prendre des risques !

Les années « Stabilité » et « Résilience »

Depuis une dizaine d’années, je vais forcer le trait en disant que nous avons pensé essentiellement à la résilience de nos plateformes. Des crashs importants intervenus dans les années 2000 ont poussé le marché à développer des solutions de continuité d’activité. Bienvenue au PRA et au PCA qui ont occupé ma vie d’intégrateur pendant pas mal de temps.

D’un autre côté, les entreprises et organismes publics ont pris conscience de leur dépendance au « Système d’Information », et ont essayé de prendre toutes les précautions pour que celui-ci dispose d’une qualité de service très importante.

J’y reviendrai plus tard mais cette période, quoique féconde en révolution, comme la virtualisation. (Quoi ? Qu’entends-je au loin ? Un admin IBM courroucé par mes propos pensant que la virtualisation existe depuis des décennies ? NDLR : Il a raison ;o) ou le stockage partagé me laisse un peu sur ma faim, voir en demi-teinte. Ces nouvelles technologies ont effectivement permis de maitriser son « SI » qui était en pleine croissance, l’émergence de nouveaux produits dans le monde de la protection des données par exemple. Toutefois, la couche supérieure n’a pas franchement évolué (Serveur d’applis + BDD, Annuaire AD, messagerie, serveur de fichier, un firewall périmétrique).

Je vais être honnête, je me suis éloigné d’une certaine forme d’expertise pendant cette période. Pour prendre un exemple concret, là où je passais plusieurs semaines à préparer une Master Windows 2003 Server fin des années 2000, ½ journée était consacrée à la même action quelques années plus tard.  J’ai déplacé mon activité vers l’infrastructure matérielle au détriment des services applicatifs. Pour résumer, je pense que la simplification des outils du SI a entrainé une diminution de mes compétences d’informaticien (scripting, language de dev, SQL…etc). « Mode Introspection = OFF ».

Une simplification et une diminution du maintien en condition opérationnel des infrastructures.

Il faut reconnaitre que les constructeurs et éditeurs font de gros efforts pour simplifier l’administration des infrastructures et son maintien en condition opérationnel. La plupart des produits ont largement réduit la complexité des mises à jour (voir effectuer directement les mises à jour à notre place), créer de nouvelles interfaces beaucoup plus accessibles, des assistants… ; Finalement sont apparus des environnements de plus en plus « User Friendly », nous permettant d’administrer une bien plus grande capacité de ressources avec des moyens humains constants, voir dans de nombreux cas, en baisse.

Après tout, à cette époque, l’informatique n’est pas le cœur de métier des entreprises et des organismes publics.

2010/2015 : « l’explosion »

Après le raz de marée des années 2005/2010 sur Internet, les smartphones, les réseaux sociaux…débute une période d’effervescence. Je ne vais pas m’étendre sur l’ensemble mais je pense que cette liste démontrera simplement à quelle vague nous avons à faire : Disque Flash, Powershell, HTML5, Cloud Public-Privé-Hybrid, Du IaaS au XaaS, Bid Data, Hyper-convergé, Containers, micro-services, NVME, IoT, Blockchain, Intelligence Artificielle, A Réalité Augmenté…Etc. Bodhi, dans Point Break, aurait parlé de la vague des 50 ans. Mais finalement, le résultat de toutes ces innovations, c’est que l’IT ne représente plus un cout mais un vecteur d’innovation et de développement pour les entreprises privées et organismes publics. Le SI intègre le cœur de métier de leurs activités. Et ça, cela change tout !

Et les administrateurs dans tout ça.

Mais revenons à nos moutons. Quel va être notre place dans les années à venir. Nous allons devoir déporter notre activité quotidienne de maintien en condition opérationnel de l’infrastructure vers des actions à plus forte valeur ajouté. C’est le cas pour les administrateurs mais également pour les intégrateurs. Les sujets ne manquent pas. Je vais vous présenter certains aspects de l’évolution de notre métier qui me semblent essentiel d’appréhender. Chaque sujet fera l’objet d’un article dédié par nécessité mais également par plaisir d’aller plus loin sur ces sujets.

Administrateur « Datacenter » – Système « ET » Réseau

C’est une réalité que l’on vit au quotidien mais il devient difficile voire impossible d’appréhender seulement une partie du Datacenter tant les dépendances deviennent importantes. Ce mouvement s’observe depuis déjà quelques années. Evidemment, l’avènement du SDN avec des produits comme VMware NSX vont accélérer cet état de fait mais pas seulement.

Pour maitriser les thématiques de troubleshooting, d’analyse des performances et de tuning, des designs multi-site, il faut comprendre et maitriser le transport des flux. Pas besoins toutefois d’être un « mutant » sur l’ensemble des technologies mais une bonne compréhension des basics me semble nécessaire. Dans un sens comme dans l’autre. Je n’aborde délibérément pas la sécurité que je traiterai à part. Rappelons-nous que notre formation initiale nous avait préparé à ça. Mais plus les structures ou nous exercions étaient importantes et plus les équipes se sont segmentées par expertise.

L’automatisation du Datacenter

1 étape de notre démarche, l’automatisation du Datacenter. Les matériels et logiciels sont aujourd’hui entièrement pilotables grâce à des langages de script beaucoup plus performants comme PowerShell (qui entraine des suites comme PowerCli sur les environnements VMware). Les API (Application Programming Interface) « REST » sont également de la partie. Pourquoi automatiser son Datacenter ? Je pourrais dérouler tous les arguments du marché sur le sujet mais je vais me permettre une rapide synthèse : Faire plus et mieux avec des moyens (financier et humain) identiques ou en baisse. L’automatisation des actions récurrentes d’une faible valeur ajoutée permet de basculer sur des actions plus pertinentes que nous aborderons plus tard. Je prendrais le temps de développer ce point dans un autre article mais avec les outils à notre disposition aujourd’hui dans les secteurs du IaaS et du SaaS, j’ai tendance à dire qu’il suffit d’être imaginatif pour comprendre les enjeux de l’automatisation. Il est également important de noter que chaque action industrialisée permet de diminuer le risque d’erreur et augmente la sécurisation des processus de son IT. Je reviens également sur mon premier point : peu probable d’avancer sur ce sujet sans avoir une bonne connaissance de son réseau et d’avoir mis un pied dans le SDN. Nous allons devoir creuser certains sujets !

Supervision / Monitoring & recherche de la performance

Ce n’est plus nécessaire d’expliquer la nécessité d’avoir un système de supervision à la hauteur des nouveaux enjeux et je ne parle pas seulement de « pinger » des ressources, mais d’effectuer de la supervision applicative, d’automatiser des rapports sur la qualité de service de son SI. De nombreux outils gravitent sur ce marché même si, avec une partialité assumée, je vous conseille EyeOfNetwork (Communauté dans laquelle pas mal d’amis gravitent). Coté Monitoring, nous devons reprendre du temps à analyser notre production, comprendre les points de contention, s’efforcer de mettre les quelques coups de tournevis qui peuvent énormément augmenter les capacités du Datacenter. Encore une fois, je pense que nous avons mis de côté pendant pas mal d’année cette activité pour de nombreuses raisons évidentes : On ne touche pas une « prod » qui marche, on manque de temps, le besoin n’est pas exprimé par l’utilisateur final…Etc. Cependant, quoi de plus intéressant que de comprendre les informations remontées par les bons outils du marché (Sexygraf, DC Scope, VMware vRops…), de les analyser, et d’appliquer des correctifs sur sa production avec des impacts directs et positifs sur l’expérience utilisateur !

La sécurité

Comment aborder ce sujet ? Evidemment la sécurité de son SI devient primordiale. Les données deviennent vitales pour l’entreprise ou pour tout établissement public, les données ont une valeur avec le développement du Big Data. Les sécuriser devient stratégique. Les outils du marché se développent et de nouveaux sujets apparaissent comme la micro-segmentation, les security maps, la gestion de la mobilité…etc. Il y a un boulot énorme sur ces sujets et même si je ne suis pas dans mon domaine d’expertise, je tenterai de balayer l’état des offres actuelles et des différentes méthodologies à connaitre pour augmenter la sécurisation de son SI.

DevOps : Aller au-devant des métiers

Tous les sujets que j’ai évoqués plus haut convergent vers un seul but: offrir un service de meilleure qualité à ces services métiers et aux utilisateurs du SI. La méthode DevOps nous pousse à amener de la valeur, à améliorer la production des équipes métiers. C’est une démarche qui permet aux équipes de développement et d’infrastructure de collaborer plus efficacement face aux nouvelles exigences de la digitalisation.

Quand on a dit ça, on fait quoi ? Finalement, on tente t’intégrer les démarches de sécurité, d’audit, et d’automatisation tout au long du processus de développement de ses offres de service jusqu’à la production par les utilisateurs, en restant agile. Facile, non ?

La protection des données

Tous les modifications de process et d’infrastructure que j’ai évoqué ci dessous nous oblige à repenser nos plateforme de protections des données (sauvegarde/restauration, Archivage, Copie..etc). Le type et l’emplacement des données, les volumétries changement mais le plus important, les données générées ont maintenant un coût et peuvent servir la stratégie de l’entreprise ou de l’établissement public ! Le « Data Management » prends finalement tout son sens aujourd’hui. Apprendre à correctement protéger nos données et le prouver devient essentiel.

Conclusion

A l’heure du développement du cloud public, il serait naïf de penser que les performances et la qualité de service de notre infrastructure ne seront pas comparées avec des ressources du cloud public. La cohabitation est nécessaire, toutefois le datacenter « On Premise/hybrid » n’a pas encore dit son dernier mot !

 

Share This...Buffer this pageShare on LinkedInTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someonePin on PinterestShare on Facebook

Transition entre les infrastructures traditionnelles et le Cloud natif avec l’hyper-convergence

Par défaut

Par Emmanuel Forgues 

Voir le profil d'Emmanuel sur LinkedIn

Transition entre les infrastructures traditionnelles et le cloud natif avec l’hyper-convergence (VCE, Nutanix, Simplivity)

Cet article est la suite de l’article sur la place de l’Hyper-convergence dans la problématique du DevOps : « L’hyper-convergence (Nutanix, Simplivity, VCE) et les entreprises ensemble face au paradigme du DevOps. »

Bien qu’incontournable, l’infrastructure représente un coût important (qu’il soit direct ou indirect) dans les budgets des sociétés. Dans le même temps, les technologies utilisées dans les infrastructures traditionnelles sont de plus en plus matures alors que le cloud ne l’est pas encore assez aux yeux des entreprises. Cette différence entre deux approches oblige les entreprises à reconsidérer et à optimiser leurs infrastructures et donc leurs investissements.

 En juin 2016 le Laboratoire National de l’Université de Berkeley a publié une excellente étude qui explique et annonce la réduction de 75% des serveurs dans les entreprises en 2020. Bien que cette évolution soit en marche, comment l’appréhender et l’anticiper ?

Les principaux arguments sont l’augmentation de la puissance des serveurs capables de faire tourner un nombre grandissant de services (virtualisation, containers, …) et des services de plus en plus grand dans les clouds.

Selon cette étude, depuis 2014, nous constatons (confère l’étude, diagramme ci-dessous) le changement d’orientation entre l’infrastructure traditionnelle (current Trends) et les environnements Clouds (Hyperscale Shift)

Si nous reprenons le diagramme et en regardant la courbe d’évolution du « Non-Hyperscale », en 2020 il faut s’attendre à une perte d’environ 75% de serveurs.

(hyperscale représente les Clouds des grandes entreprises : MSFT, AWS, Google,… quand les non-hyperscales sont DC ou les Clouds dits privés)

Dans le même temps, il faut s’attendre à une croissance d’environ 20% des environnements clouds.

Cette perte de 75% de serveurs ne va pas se retrouver dans les environnements cloud comme un simple transfert des serveurs d’un environnement vers un autre. Il y a l’optimisation qui consiste à mutualiser les services sur les serveurs mais aussi l’évolution technologique. Les environnements Hyperscales sont en acquisition de nouvelles technologies alors que les environnements « Non-Hyperscale » sont en décroissance, ce qui explique en partie cette différence.

Sans aborder la problématique énergétique mondiale causée par l’informatique et tous les moyens de communication, l’étude montre la part grandissante de consommation d’énergie pour l’infrastructure, le stockage et les serveurs. (Confère ci-dessous le diagramme extrait de la même étude).

Les problèmes énergétiques sont un des moteurs du changement dans le choix d’infrastructure pour les systèmes d’informations. La virtualisation a été la première étape à éviter une explosion peut-être exponentielle du nombre de serveurs. L’étape suivante consiste à regrouper l’ensemble de ces besoins énergétiques en une et une seule technologie. Les promesses de l’Hyper-convergence est à mi-chemin de la promesse du Cloud en ce sens.

Cette différence est visible en faisant le lien entre ces deux précédents diagrammes :

  • réduction des serveurs (75%) associée à la réduction possible d’énergie dans les infrastructures restantes dans les entreprises (non-Hyperscale)
  • Augmentation énergétique associée à la faible augmentation en infra des solutions Hyper-scale (+21%) par rapport à la récupération des serveurs des solutions non-Hyperscale (75%?).

Même si la tendance montre une nécessité de changement, pour justifier des acquisitions il faut continuer de pouvoir les justifier par rapport à un service générant des revenus pour l’entreprise. Toutes les entreprises ne font pas face aux problèmes de DevOps mais doivent répondre dans tous les cas à l’équation : Ajuster les ressources pour un service aux utilisateurs dans une logique de business d’entreprise en réponse à un marché à acquérir ou à consolider.

Lors de nouvelles acquisitions, les DSI cherchent :

    • de la flexibilité
    • la capacité de supporter des environnements hétérogènes
    • le contrôle des composants
    • une intégration dans un système hardware ou applicatif existant
    • une montée en charge non prévues
    • des mises à jour (patchs ou nouvelles fonctionnalités) continuellement
    • mise à disposition « self-service » d’environnements (un grand nombre de petits environnements de travail)
    • garantir la continuité des services dans l’ensemble
    • garantir l’interopérabilité des mêmes services
    • l’agilité de l’infrastructure
    • la performance correspondant au cahier des charges des services
    • un contrôle des couts

Pour le développeur utilisant ces infrastructures que son travail (code) ne doit pas avoir d’emprise sur l’environnement de travail et être transparent par rapport à la localisation de son travail. Ce qui est déjà en soit un changement considérable.

Les infrastructures traditionnelles offrent des évolutions toujours constantes pour proposer de la performance. Ces dernières souvent s’appuient sur de nouvelles technologies (nouveaux processeurs, nouveaux type de disque, nouveaux protocoles, …) mais doivent toujours permettent la continuité et interopérabilités des services entre eux. Même si le prix est un élément important venant des contraintes financières, ce dernier et la densité (impact prix aussi sur les couts indirects) viennent s’ajouter dans l’équation du processus de décision d’acquisition.

Tel un père au prétendant de sa fille quadragénaire, secrètement désireux de la voir quitter le domicile parental à l’approche de sa retraite, les nouvelles technologies arrivent toutes avec des promesses. Faire converger dans le moins de densité possible : le prix, la puissance de calcul (computing), le stockage, le réseau, la virtualisation pour les services et avec la simplicité d’intégration aux besoins actuels et futurs. S’il fallait représenter les tendances, nous pourrions représenter la courbe de la maturité des technologies traditionnelles (TT) et celle de la maturité du cloud.

Ces deux technologies avec deux courbes de maturités différentes vont se croiser à un moment notable dans l’histoire de l’infrastructure de l’entreprise. Nous appelons cela aussi un «virage technologique» à prendre ou à rater.

Dans notre cas, il faut tenir compte d’un réajustement de la courbe de maturité des technologies traditionnelles avec l’arrivée d’une nouvelle approche lui donnant un second souffle (une séquence à cycle de vie double).

En rouge : séquence à cycle de vie double de la courbe de l’infrastructure traditionnelle des entreprises

En vert : courbe de maturité de l’approche «Cloud»

Etape 1 : phase d’adoption et de maturité des infrastructures traditionnelles. Apparition d’une nouvelle approche «cloud».

Etape 2 : phase de renouvellement mais en optimisant (refonte possible de l’infrastructure)

Etape 3 : le rebond par l’optimisation sur des solutions innovantes (en rupture ou non)

Etape 4 : Adoption des environnements cloud représente par l’intersection des deux tendances

A : point de maturité des infrastructures traditionnelles

B : point de rupture avec un rebond en s’appuyant sur une nouvelle technologie (par exemple l’hyper-convergence)

C : prolongation ou rupture vers les environnements clouds

D : point d’interception des infrastructures traditionnelles avec le cloud sans le rebond de l’hyper-convergence

En considérant les technologies actuelles (sections 1 et 2) et en y ajoutant un composant supplémentaire (hardware ou software, point B) les technologies traditionnelles entrent dans une séquence à cycle de vie double (section 3). Le marché appelle ce second souffle la convergence ou l’hyper-convergence.

C’est la phase 3 qui m’intéresse le plus parce qu’il me semble que nous sommes en train de la vivre. Nous avons une infrastructure actuelle et des besoins qui s’orientent vers le cloud sans trop savoir comment le faire. Le point C est le résultat des promesses de ces nouvelles technologies. C’est en phase 3, qu’il faut se poser les bonnes questions au sujet des promesses des acteurs proposant de nouvelles technologies et au point C ou nous avons la réponse … ou la terrible sanction. 

… l’évolution c’est aussi de sauter dans le bon bocal :

Phase 3

La phase 3 va être clé pour celui qui est le premier à faire le pas ou à changer de bassin sans trop savoir ce qu’il va y trouver.

Pour ceux qui ne mènent pas cette démarche, il suffit d’attendre l’obligation de migrer vers le cloud mais en poursuivant ses investissements dans le traditionnelle. Cette solution est rassurante et permet de rester en contrôle de tous les composants techniques, financiers et humains. Elle a aussi l’avantage de ne pas essuyer les plâtres pour les autres. Elle a bien évidemment des avantages comme des désavantages.

La suivante consiste à se montrer précurseur et de participer aux solutions de demain tout en acquérant des compétences précieuses pour le futur. Pour l’instant l’adoption de cette approche reste timide soit à cause des limitations techniques, sécuritaires, ou pour des aspects financiers ou légaux. L’adoption inconditionnelle du tout cloud n’est pas pour aujourd’hui …

L’approche la plus probable est d’anticiper avec des technologies qui répondent aux problématiques actuelles et capables de s’inscrire dans la prochaine étape à moindre couts. Cette phase d’optimisation de l’infrastructure trouve écho aux promesses des solutions d’Hyper-convergences … à condition que les investissements soient pérennes et permettent d’aborder le virage sereinement.

emmanuelforguesEmmanuel Forgues est diplômé de l’EPITA (promo 97) en spécialité système et Réseaux et récemment diplômé de Sciences Politique Paris en stratégie Internationale et accompagnement du changement. Emmanuel possède une vue globale en s’appuyant sur plus de 20 années d’expérience dans les start-ups, grandes entreprises et les éditeurs. Ces années sur différents domaines (avant-vente, product manager, stockage, sécurité ou réseaux) lui confère de fortes connaissances techniques. Spécialisé aujourd’hui dans la création, l’accompagnement et la montée en puissance des réseaux de distribution en Europe du sud.

Pour suivre Emmanuel et pour plus d’informations sur son parcours et ses compétences :

Voir mon profil LinkedIn Emmanuel Forgues Voir le profil de Emmanuel Forgues

Share This...Buffer this pageShare on LinkedInTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someonePin on PinterestShare on Facebook

Le Cloud Computing

Par défaut

Le Cloud computing

L’informatique en nuage ou le Cloud computing concernent l’exploitation de serveurs informatiques physiquement distants et accessibles sur Internet. C’est une délocalisation de l’infrastructure informatique qui offre aux entreprises une grande souplesse en termes de gestion et d’administration des serveurs informatiques. Un basculement des tendances qui favorise le travail collaboratif puisque les collaborateurs peuvent accéder aux réseaux et aux logiciels depuis n’importe quel endroit.

Le Cloud computing et les centres de données

Les entreprises qui utilisent le Cloud computing réalisent des économies de coût considérables. La facturation proposée par les fournisseurs de service prend en compte plusieurs critères : la volumétrie d’utilisation des fonctions, le coût de mise à disposition, le coût de production, etc. Avec le développement du Cloud computing, les centres de données, où sont regroupés les équipements du système d’information des entreprises voient le jour. Ils servent à stocker les informations nécessaires aux activités des entreprises. Les bases de données, étant sensibles, les centres de données ont généralement un haut niveau de sécurité. L’environnement physique est par ailleurs continuellement sous surveillance.

Cloud computing terms together

Les avantages du Cloud computing

En optant pour le Cloud computing, les entreprises font le choix d’externaliser leur serveur profiter d’un ensemble de puissance de calcul et de mémoire. Les entreprises n’auraient plus besoin de serveurs propres. Certaines grosses entreprises du monde informatique et dans le web profitent de ressources informatiques liées au Cloud Computing sans pour autant supporter les coûts d’investissement dans les infrastructures et les solutions informatiques. Par ailleurs les mises à jour logicielles et matérielles sont entièrement gérées par les prestataires, ce qui libère le département informatique des entreprises d’une charge de travail considérable. La localisation des données et leur protection grâce à des infrastructures sécurisées demeurent importantes pour les entreprises. En effet, l’infrastructure informatique réside dans le centre de traitement du prestataire. En cas de sinistre, toutes les données sont sécurisées et vous pouvez y avoir accès de manière opérationnelle depuis n’importe quel endroit en étant équipé d’ordinateurs connectés à Internet. Les solutions Cloud computing sont des technologies innovantes qui deviendront le standard de demain à cause de la multiplicité des données et de leur provenance.

Share This...Buffer this pageShare on LinkedInTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someonePin on PinterestShare on Facebook

Pourquoi conduire la transformation de l’IT est aujourd’hui un incontournable ?

Par défaut

Si le changement a toujours été le seul fait perdurable du secteur informatique depuis des années, le rythme de celui-ci s’est aujourd’hui accéléré. Savoir accompagner la transformation de l’IT est ainsi devenu un enjeu stratégique pour la performance de l’entreprise. men-in-black-neurolyzer

Souvenez-vous, le neuralyzer est ce petit appareil utilisé par les agents J et Q de Men in Black (MIB) pour effacer la mémoire du public mis en relation avec des extraterrestres ou témoins d’un phénomène prouvant leur existence. Partons de ce postulat, oublions tous les concepts actuels et débutons une feuille blanche.

Il est aujourd’hui révolu le temps ou les utilisateurs se contentaient d’exploiter des applications et des ressources fournies par le département informatique. Les dynamiques de marché et les récentes avancées technologiques ont en effet fondamentalement changé leurs attentes. Ils étaient auparavant de simples consommateurs et deviennent aujourd’hui de véritables consommacteurs. Les utilisateurs privés maîtrisent parfaitement les réponses qui satisferont avec justesse leurs besoins. Ils sont connectés au quotidien avec l’informatique (consultation de leurs emails, de leurs comptes bancaires, de l’actualité ou encore tweets,…).

Si à titre personnel le myvmworld_01niveau de service qui leur est proposé est de haut niveau, en entreprise, ce niveau est loin d’être à la hauteur de ce qu’ils attendent (interfaces conviviales, possibilité d’accéder à leurs applications et données partout et à tout moment, proposition de solutions innovantes pour résoudre des problématiques actuelles et ou de longues dates.).

Le Cloud est le facteur clé de croissancecroissance_cloud

De plus, grâce à leur facilité d’accès, ces technologies sont accessibles à tous. Rien de plus simple que de télécharger une application mobile ou d’ouvrir un compte utilisateur gratuit (ou à faible coût) auprès d’un fournisseur de services de Cloud Computing pour travailler plus efficacement. L’utilisateur se procure ses propres technologies, pour un usage professionnel ou privé, et devient alors consommateur de Cloud pour répondre à ses propres désirs et consomme seulement ce qu’il utilise.

silo_myvmworldLes fournisseurs externes sont ainsi devenus de véritables précurseurs et concurrents en apportant aux utilisateurs un niveau de service que les départements informatiques ne sont jamais parvenus à atteindre pour cause de leur fonctionnement en silos. Quel utilisateur serait assez patient pour attendre des jours de la part de son département informatique l’obtention d’une ou plusieurs applications de gestion de projets ? Il préfèrera les tester lui-même directement en ligne sans perdre de temps, et exploitera ainsi le Cloud public au détriment de sa DSI.

Cloud_Etude_Forrester_2011

Source: Forrester 2011

Le marché de l’informatique traditionnel décroit, on peut soit simplement regarder ce marché mourir à petit feu, soit être pro-actif par l’accompagnement de la transformation de l’IT.

Ces analyses et réflexions démontrent que l’IT doit fondamentalement être transformé en profondeur pour devenir un fournisseur de services auprès de ses différents métiers.

Lire la suite

Share This...Buffer this pageShare on LinkedInTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someonePin on PinterestShare on Facebook